OK Lou ! Là je suis aux anges <3

oklou - choke enough / Because / 2025

Que dire ? Du bonbon ? Du free hug ? Les deux ? Le premier album d’Oklou est un pur bijou de mélodie et de bonheur et il va falloir m’étrangler bien fort pour arrêter de l’écouter.

C’est pas la première fois que ça m’arrive de découvrir un artiste et de me dire “omg j’ai trouvé LE nouveau truc de ouf là” alors que c’est déjà super bien identifié et connu. Ça a été le cas pour Oklou. Je voyais ce blase tourner un peu sur les réseaux l’année dernière, notamment sur des pages de memes un peu niche (je suis branché) et j’avais pris ça comme un artiste soundcloud parmi tant d’autres. Puis vient le concert de Oneohtrix Point Never (où Miki a revu son ex si on en croit les paroles de jtm encore) et Oklou qui en fait la première partie. À l’époque je prononce oklou et pas OKAY-Lou, c’est vous dire. 


Bref, je vois ce nom revenir assez souvent et j’ai enfin l’occasion d’écouter l’album il y a quelques mois, et là je me dis ok, comment je me penche sur ça que maintenant ?? Car si choke enough est le premier “véritable” album d’Oklou, il y a bien longtemps qu’on peut voir son nom et écouter sa musique sur internet (entre autres). Marilou Mayniel (#floodcast) fait en réalité de la musique depuis un petit moment sous le nom d’Oklou, d’abord sur Soundcloud avant de sortir plusieurs projets, dont le dernier en date étant la mixtape Galore, lui ouvrant une certaine renommée à l’international. Parce que oui, comme elle chante en anglais, elle a beaucoup plus de succès à l’international, vous savez nous les français on est un peu timides avec l’anglais (on est des gros cons).

Autant dire qu’avant ce premier album vendredi dernier, Oklou n’est pas du tout une inconnue sur la scène électronique underground mondiale, y a qu’à voir la gueule des featurings sur son album (Bladee, A.G Cook ou encore underscores) pour capter qu’elle a pas à s’inquiéter de sa notoriété, France Inter est un peu en retard sur le dossier (et moi aussi). Mais peu importe, l’essentiel est d’en parler, car il faut en parler. Si je devais résumer l’album en peu de mots pour vous convaincre d’aller l’écouter sans lire la suite je dirais : un câlin harmonique de 35 minutes qui donne envie d’adopter un bébé chat et de rester à l’appart avec. Maintenant je développe. Et pour vous montrer la force d’Oklou, un petit storytime.

J’étais chez moi, j’écoutais donc l’album et un ami me rejoint. Premier truc qu’il dit en rentrant : “t’écoutes NRJ maintenant enculé ?”. On s’est battut, on a fait la paix, on s’est rebattut, on a refait la paix (#brefcore) et puis j’ai changé de musique parce que visiblement ça plaisait pas. Et bah je vais vous dire une chose, semaine d’après, on se retrouve chez lui, qu’est-ce que j’entend sur son enceinte ? Led Zeppelin ! Non en vrai il avait mis du Oklou vous vous en doutez bien. Tout ça pour dire, on pourrait rejeter sa musique à la première écoute, en mode c’est quoi cet autotune de con là ? Tout ça parce qu’on n’a pas forcément la vision. Bref, c’est une très longue introduction, et en même temps j’ai pas le sentiment de pouvoir réellement faire justice à cet album par les mots, il va vous falloir écouter par vous-même. 

Écouter cet album, ce serait comme faire un crossover entre la vaporwave, une sorte de R&B minimaliste et l’ambiance générale d’un même un peu niche sur les twinks. Y a quelque de très réconfortant dans le son qu’elle crée. La rondeur des basses, le son de synthé si parfait et chaleureux, les samples de trompette et de flûtes qui sont à la frontière entre le comique et le sublime. L’autotune pareil, on fait même pas gaffe, on aurait beau être le plus gros hater de l’outil on pourrait rien dire. L’album se déroule comme un rêve éveillé, lumière bleue dans la gueule et petites fées qui nous bercent. C’est majoritaitement dépourvu de percussions, et même sur la track la plus “dancy” Harvest Sky (feat underscores) on reste dans le canap au chaud. On hésite plusieurs fois à se lever et à danser, avant de renoncer et de succomber à la vibe attendrissante du son, se laisser envelopper et bercer. 

Les paroles aussi font appel à une poésie très fine, on passerait presque à côté de certains thèmes, cette image de l’asphyxie comme moyen de “ressentir quelque chose” sur le titre éponyme par exemple. Mais la musique est si tendre qu’on ne fait pas attention aux paroles, en tout cas pour ma part. Chaque refrain, chaque transition est si bien amené. Du field recording, des sons d’ambiance, et de la guitare acoustique, tout est fait pour nous chouchouter. Et ce final … Blade bird, ou la ballade guitare/voix ultime. La première fois que je l’ai entendu je me suis dit “ok c’est le titre de l’année”. C’est magnifique, tout marche, on chante le refrain au bout de la deuxième écoute, le briquet à la main. Regarder la version live de NTS, filmée dans une patinoire avec des patineuse qui font une chorée autour d’Oklou, histoire d’augmenter encore plus l’expérience (enhance en anglais américain). 


Pas étonnant donc de retrouver Oklou en première partie d’un père de la vaporwave comme Oneohtrix Point Never (les horns sur cet album me font notamment penser à son magnifique closer Chrome Country sur R+Seven). Oklou crée bel et bien sa propre ambiance sonore et nous embarque dans un voyage éthéré d’une douceur absolue pendant 35 minutes. Un câlin sonique que mes mots ne sauraient recommander mieux que ce que j’ai déjà dit.


Foncez !


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