Interview - knfGabbana : rareté et sincérité

knfGabbana

À l’occasion de la sortie de son nouvel album ÉTAIS TU SI RARE, j’ai pris le temps de discuter avec knfGabbana, de parler de sa musique, de cinéma, de Paris, des chanteurs nuls ou encore de syntaxe. Une discussion passionnante avec un artiste qu’il va vous falloir suivre de très près.

 

Oui… j’aurais dû écrire sur knfGabbana bien plus tôt, j’ai pas d’excuse je le sais, mais mieux vaut tard que jamais. Et tard, c’est maintenant. D’ailleurs, si vous n’arrivez que maintenant, bienvenue, mettez-vous à l’aise et laissez-moi vous présenter monsieur knfGabbana, aka la relève aka la rareté aka paname boss aka authentik (avec un k).

Comme c’est une interview et que j’ai jamais fait ça, je sais pas trop comment commencer, surtout que je connais déjà le mec, c’est un pote à moi donc le cadre artificiel est étrange. Alors évidemment je la joue ultra cheesy en mode Luc Lagier de Blow-Up (l’émission Arte), par la question, : C’est qui ? Ou plutôt, c’est quoi, knfGabbana ? Et j’obtiens la réponse “C’est l’acheminement de mes 22 premières années de vie”. Il me prend de court, le mec est trop intense.

Pour se mettre en jambe tiens, pourquoi knfGabbana ? Le nom marche grave bien je trouve, mais j’ai jamais su si c’était une inspi de ouf ou un truc random, ce qu’il m’explique : “knf, c’est pour mon nom de famille, Knafo, d’origine marocaine, et Gabbana … déjà mon obsession pour le football italien. Et puis Dolce & Gabbana, c’est la marque un peu faussement homosexuelle des années 2000, un peu pourrie, je trouvais que ça marchait bien. Ça faisait en même temps tueur en série, en même temps footballeur, en même temps je me prends pour de la merde et en même temps, rien du tout”. Mais ne laissez pas ce pseudo-détachement vous influencer, il n’y a pas de hasard avec Axel (oui son prénom c’est Axel), tout est bien travaillé, et vous allez le comprendre bien rapidement.

Je l’ai découvert avec son premier album, Lunettes Courage, sorti en Juin 2023, qui dévoilait autant un amour pour le kitsch et la ringardise des tubes des années 80 qu’une grande connaissance du répertoire rap français des années 2000. Un mec 10 ans en retard (de son propre aveu) mais d’une sincérité de malade. Je vous invite donc évidemment à aller l’écouter, car c’est une belle introduction à l’univers knf, qui est un univers qui évolue, il faut catch the train. J’en profite également pour tout de suite prévenir : knfGabbana n’est pas un rappeur. On pourrait y croire avec l’imagerie du premier album un peu bling-bling égotrip, le foot etc. Mais écoutez bien et vous trouverez déjà d’autres clés de lecture. Car sa musique est bien plus que ça, et je trouve qu’on pourrait trop facilement l’enfermer dans la catégorie rappeur (car on aime bien catégoriser) et ce serait réducteur, parenthèse fermée.

D’ailleurs, si on me demandait de présenter ce qu’est knfGabbana, j’aurais beaucoup de mal, tant le personnage est multiple. Enfin, on pourrait croire à un personnage en écoutant sa musique, mais il n’en est rien. C’est à la fois un mec qui arbore parfaitement la casquette du mec branché, cultivé et au courant de trucs supers nichés et cools, mais qui peut tout autant assumer une position de mec nul qui s’en branle. Et attention, quand je dis nul je suis pas en train de me foutre de sa gueule hein, au contraire, selon ses propres dires “je vais pas me formater, je suis nul, je suis moi-même. Je trouve ça cool d’être nul. Je trouve ça cool que la veille de ma sortie d’album je vais faire un five avec des gens que je connais pas”. Et puis nul est un terme subjectif, n’est-ce pas ?

Quand on parle musique, de ce qui l’influence, on peut aller dans tous les sens. Car ce qui fait notamment la richesse de sa musique à lui, c’est que le gars est autant influencé par Yves Tumor, la Fouine ou Véronique Sanson. Quand il était petit, son grand père mettait souvent TV Mélody: “Je bousillais du Top 50, tous les hits pourris, t’as le look coco, il est libre Max, toutes ces merdes totales, j’adorais”. Et toutes ces esthétiques un peu claquées, kitsch à mort, on peut les retrouver par-ci par là dans sa musique, dans ses visuels, c’est un héritage après tout, la notion de "cool" semble pas vraiment être un truc qui le préoccupe : “J’ai toujours détesté le bon goût. J’adore les chansons de merde et j’adore les albums de R&B pourris des années 2000 où il se passe rien. Par exemple Quand une fille est love de Kayliah, qui est un hit atroce des années 2000 me touche 100 000 fois plus que le troisième album de Yes où il y a 28 minutes de guitare en démonstration”. Puis derrière ça, il y a aussi toute une éducation musicale. La musique a toujours fait partie de sa vie. À 8 ans, il écrivait des bouquins sur Whitney Houston et s’identifiait à Amy Winehouse, pour “son côté chanteuse, écorchée vive, pourrie, droguée à mort. Mais j’ai jamais pris de drogues, dédicace à Sarko”. En fait, plus on discute, plus je comprend son attachement profond à la chanson. Mais la chanson chantée, la vraie chanson, celle qui est écrite et délivrée, celle qui émeut, la chanson honnête et authentique. "Le placement, c’est essentiel, la façon de délivrer le texte, c’est essentiel", la gestion des silences, l’espacement entre les mots, la respiration, tout est essentiel, tout compte. Ce qui nous fait dériver sur Véronique Sanson, qu’il a plusieurs fois namedrop dans sa musique, et qui est une artiste pour qui il ne manque pas d’éloges, même si la façon dont il l’explique peut paraître brutale (lol) : “Sanson ? J’adore ! Elle délivre les textes comme personne en France. Elle chante des phrases complètement connes, mais qui me font pleurer, c’est génial ! C’est la synthèse de la musique, y a rien de plus fort que ça”.

Et je suis carrément d’accord avec ça, c’est aussi pour ça que j’adore knfGabbana,  pour sa sincérité, l’intention dans chaque mot et chaque prononciation. Son approche du texte est beaucoup basée sur le jeu, c’est avant tout un mec qui kiff la langue française, la prononciation des mots et je trouve qu’il a un certain talent à créer des phrases qui restent en tête, sans forcément qu’on en saisisse le sens, ou qu’elles aient réellement un sens profond, mais elles marchent, et c’est l’essentiel : “J’essaie de jouer à mort avec les mots, c’est un sens pas forcément profond, mais un sens touchant et en même temps complètement con et décalé. C’est un peu une sorte de compilation de oim”

moodboard knf

Et cette façon d’aborder la création peut se retrouver également au niveau de sa composition et de sa production. L’essentiel est de créer, que ce soit chez lui ou au studio, il crée. C’est un grand lover de synthés, il en possède une modeste collection (dont il me cache les références #mystère) et il arrive à produire des sons qui pourraient à la fois venir du futur ou d’un B-Side de Moroder. Il disait d’ailleurs sur son premier album “j’suis Lacrim ou Moroder”, je dis ça je dis rien. D’ailleurs, je remarque en écrivant là qu’il laisse toujours un titre full instrumental dans ses albums, du moins c’est le cas sur les deux premiers (à voir pour la suite ?). Bref, Il faut pas parler bien longtemps pour comprendre que le gars est perfectionniste à la mort, mais d’un perfectionnisme qu’il faut contraster, on n’est pas face à un psychorigide, plutôt à un authentique pur, il me dit : “Parfois ça me plaît de me dire que je m’enregistre chez moi tout simplement, et que c’est comme ça, que c’est la vérité. Mais c’est beau aussi. De toute façon, le plus important c’est l’émotion, c’est pas le mix. C’est ma devise”. Il peut autant enregistrer des voix en mode roots à l’appart et les faire figurer sur le mix final qu’aller en studio, choisir un micro spécifique pour le timbre de voix qu’il veut sortir, c’est le naturel de l’acte qui compte. Pour revenir au chant, l’important comme il le disait précédemment, c’est l’intention, la vérité, pas le skill, du moins le skill est secondaire : “J’ai toujours détesté les règles. J’ai déconstruit vachement ce truc de chanteur académique. J’ai tendance à beaucoup plus m’attacher aux personnes qui délivrent (cf Véro Sanson), qui chantent ce qu’elles ont dans le coeur, peu importe leur voix, que ce soit dans le punk, dans le glam rock, dans plein d’écoles, plutôt que les chanteuses qui savent faire les WOW WOW WOW”. Entendons par là que l’acte musical doit être spontané et vrai, sans quoi l’artifice ne marche pas.

« Je me bats pour la sincérité dans la musique. En tout cas je me bats pour la mienne c’est certain. Et je voulais faire un album plus intime »

Au milieu de toute cette conversation sur le chant et les textes, j’aborde la question de la syntaxe, car j’ai remarqué sur les titres, sur ses réseaux sociaux et plus ou moins sur tout ce qu’il écrit, que la syntaxe est vraiment spéciale, et paraît surtout très intentionnelle, parfois des majuscules, parfois pas, les accents pas tout le temps, etc. Et là, on se met à parler de détails d’autistes sur la syntaxe pendant bien 12 minutes : “J’adore la syntaxe. Les paroles c’est super, mais j’adore la syntaxe. Si c’est en majuscule, minuscule, avec une faute, etc. C’est quelque chose de totalement TOTAL pour moi. Du cassage de crâne à mort, je peux passer 45 minutes sur si je mets un accent aigu ou pas”. Rien n’est laissé au hasard, jamais, jusqu’à la syntaxe, je dirais même, surtout la syntaxe ! Je fais notamment référence au titre de son nouvel album, ÉTAIS TU SI RARE (en majuscule sur la version cover) et Etais tu si rare (version plateformes), pourquoi ce choix ? “Pour quelqu’un d’international, l’accent aigu, je sais pas, il peut être perdu. Le tiret, pareil, je trouvais ça trop académique”. Bref, vous captez l’ambiance, le mec laisse rien au hasard. Tout est travaillé sérieusement, car oui, l’art c’est aussi un travail les amis.

Et qui dit travail dit droit du travail ! Non pas du tout pour le coup, je sais pas pourquoi j’écris ça, je veux plutôt dire : qui dit travail dit expérience. En effet, si l’état d’esprit de son premier album était, je cite “je vous encule, et en même temps je suis un mec triste”, avec Etais tu si rare, on touche à quelque chose de beaucoup plus profond, et c’est palpable sur la globalité de l’album. La démarche de création n’était pas tout à fait la même d’ailleurs : “Je me bats pour la sincérité dans la musique. En tout cas je me bats pour la mienne c’est certain. Et je voulais faire un album plus intime”. Et effectivement, on sort de l’écoute de ces 7 pistes avec un sentiment de mélancolie très prononcé, mais aussi et surtout celui de l’espoir. Ça fait rêver, ça donne envie de créer, ça me procure (à moi et je l’espère bientôt à vous) une envie de réussir.

Quand je lui demande s’il se considère comme quelqu’un de nostalgique, sa réponse est  : "bah carrément, je suis l’archétype". Et on le capte assez vite quand on voit et écoute son travail, les emprunts aux registres pop à l’ancienne, au glam, ou encore à la variété française des années 80 et même avant, le tout combiné à l’utilisation de synthés vintage (je me doute qu’il doit y en avoir des vintage dans le lot, genre un bon vieux MOOG par exemple), bref c’est quelqu’un qui a une attache particulière au vintage, mais qui se l’approprie pour en sortir quelque chose de frais. Et c’est pas un vieux con, il écoute ce qui se passe aujourd’hui, il est même très au courant. Qu’il valide ou pas, c’est secondaire, l’éducation musicale passe par là. Et cet amour de l’esthétique vintage se retrouve également dans les références ciné qu’il dissimule un peu partout dans ses sons : Cassavettes, Felinni, Blow-Out, etc. Car il est également passionné de cinéma, et oui.

Et comme tout bon passionné obsessionnel, il a acquis au fil du temps beaucoup de savoir : "J’adore les notes sur IMDb, c’est terrible. Tu me dis un film, je pourrais te dire la note, la durée, l’année, le réal. J’ai un rapport très autiste à ça". Bon là on dirait que je décris un gros ouf, entre ça et la syntaxe, mais non, c’est juste la passion en fait, je capte totalement ce genre d’obsession. Et sa passion pour le cinéma et l’image en général, il l’exploite à travers ses visuels et ses clips, qu’il co-réalise tous, accompagnés de certains de ses amis qui évoluent également dans ce milieu. Que ce soient les clips complètement crados ambiance Skyblog à l’ancienne comme celui de kairacollège ou encore PSG Ultra Musique, ou ceux beaucoup plus esthétiques comme celui de kids metro, Nikita cassée ou encore le génial "roman-photo" d’Etais tu si rare, on constate une véritable envie de procurer une émotion à travers l’image, au-delà de la musique, et son amour du cinéma n’y est pas pour rien : "Pourquoi j’aime le cinéma ? Je sais pas, pour plein de choses … Parce que les actrices et les acteurs sont extraordinaires, de toutes les époques. C’est un crime le cinéma. C’est purger des … c’est purger quoi ! Pour éviter de tuer des gens, tu vas au cinéma et tu vois des mecs qui meurent". Dis comme ça, ça peut paraître chelou mais je capte où il veut en venir, comme écrivait Aristote sur la catharsis. Donc si vous avez envie de buter quelqu’un, allez vous mater un film, y’a Nosferatu en ce moment à l’affiche par exemple.

Quelques liens cliquables de clips

Blague à part, on ressent en discutant avec Axel ce sentiment d’espoir qu’il porte, qu’il communique. Le mec fait sa musique qui, disons, n’est pas faite pour tout le monde, mais qui, lorsqu’elle marche sur vous, ne vous lâche pas. Alors c’est un peu une force et une faiblesse à la fois, et de toute façon le mec a pas envie de devenir maître Gims (je sais on doit dire GIMS maintenant mais je garde maître car c’est un très bon avocat). C’est totalement secondaire, la musique c’est sa voie, peu importe le succès énorme, seule la sincérité compte : "Je me casse la tête à faire le truc qui me ressemble le plus chaque année".

@shutdxwn

Et il n’y a qu’à voir le public à ses concerts pour saisir ça. Il a fondé la shutdxwn avec ses amis Nino et Joseph, sorte de collectif organisateur de soirées concert avec lequel se sont déjà tenue 3 soirées de ouf. Les shutdown sont toujours des vrais moments de partage, les amis sont là, les sets s’enchaînent et on sent une véritable émulation de groupe, qui est palpable, les gens présents donnent une énergie incroyable  : "statistiquement c’est pas extraordinaire, mais à chaque concert y a des gens qui sont engagés, qui y croient à mort". Et c’est ce genre d’énergie qui me fait croire fermement qu’il est possible de baser une carrière musicale sur un public restreint, mais engagé, qui y croient à 100%. C’est d’ailleurs ce que disais Luidji me dit-il, comme quoi 1000 fans engagés peuvent te faire vivre de ta musique. Et j’ai aucun mal à imaginer 1000 fans hardcore de knfGabbana. Et puis derrière le personnage qui peut paraître marginal et solitaire se tient un véritable groupe de potes, tous à fond dans l’art, qeu ce soit la musique, la fringue, l’image, tout. Il évolue par exemple au sein du collectif parisien Humanitas (qui est aussi une marque de sapes avant-garde et son ex-label), pour lequel il a notamment composé des musiques de défilé et dont les membres, plus ou moins tous du milieu artistique, participent à ses créations, qu’elles soient sonores ou visuelles. Bref, l’univers knf est large. En marge, mais large (oh la punchline !).

« je me casse la tête à faire le truc qui me ressemble le plus chaque année »

L’emploi du mot "rare" est très fréquent dans son vocabulaire. J’ai essayé de comprendre, mais quand je lui pose la question, sa réponse reste assez vague. Et au final, ça me convient parfaitement. Je trouve que le terme de "rareté" colle parfaitement à sa musique, à lui. Déjà, pour l’originalité et l’atypisme. Trouvez-moi d’autres artistes qui peuvent à la fois poser des gros freestyle sur scène, qui ont un amour de fou pour le rap, le rap qui kick, et qui peuvent en même temps de composer des vibes à la Twin Peaks ou recracher aussi singulièrement tout leur amour du texte et de la chanson française, le tout en instaurant une vibe étrange mais addictive. J’insiste sur ça, parce que ce que je trouve ouf avec la musique de knf, c’est qu’elle nous emmène partout, sans qu’on s’en rende compte. Un trip entre rap, instrus vintage, chant de parolier à la French et parfois même de l’électronique qui frôle l’hyperpop, sans transition ou presque. Il fait ce qui lui plaît, et ça s’entend : "C’est ce que j’ai envie de proposer sur knfGabbana, j’espère me réinventer autant de fois que ça sera nécessaire, quitte à ce que les gens se perdent, me détestent, m’adorent…". Un plan de carrière sans concession.

Puis bon, pas évident de parler "carrière" quand on a à peine 22 ans. On finit évidemment par en parler, questionner le futur, ses ambitions, ses peurs. Il minimise direct l’emploi du terme de carrière "j’essaye de voir ma pseudo-carrière trois quatre ans à l’avance à chaque fois. J’ai des albums qui vont sortir dans deux ans qui sont déjà prévus". Et, même s’il a un certain attrait pour les carrières atypiques, comme celle de Jean-Louis Murat par exemple (qu’il écoutait d’ailleurs beaucoup en composant son deuxième album), il n’aspire pas à ça. Bon, heureusement en vrai, j’aurais fait la grimace s’il m’avait dit "je veux être un artiste incompris et mourir dans des conditions atroces", mais sa position reste tout de même celle du mec un peu en marge, un peu en retard. Il dit dans Nikita cassée "à Paris on rentre pas dans l’histoire". Ce même Paris que décrivait Daniel Darc, une autre de ses grandes inspirations "le Paris un peu pourri, déjanté, de guédro, qui n’y arrivent pas, une maison de disque qu’ils n’aiment pas ou qui ne les aide pas". Pas jouasse tout ça, mais justement. C’est ce même Paris, cette même envie de réussir avec son art qui le motivent, malgré le créneau musical pas évident qu’il a choisi : "J’affronte le fait d’avoir 15 cordes à mon arc et de vouloir à tout prix essayer de faire de grandes choses avec […] Je trouve ça beau d’être moi aujourd’hui, 10 ans en retard dans ma tête, et c’est comme ça". Ce qui marche, c’est que c’est lui.

Et c’est ça qui fait que knfGabbana est un artiste à suivre de très près. Un jeune artiste qui a envie de toucher à tout, qui le fait réellement, dans la démarche la plus sincère et vraie qui soit. Sincérité du propos, démarche artistique 100% libre et sans concession. Et puis surtout le courage et l’espoir, deux termes récurrents dans ses textes, depuis le début et qui ne cessent de revenir et de prendre encore plus de sens. Tous ces éléments font de lui non seulement un musicien de talent, mais aussi un véritable motivateur de ouf. Alors dépéchez-vous de rejoindre le bateau knfGabbana, parce qu’il est déjà tard et vous allez regretter de pas avoir été là quand il fallait.

@Basile Pelletier

ÉTAIS TU SI RARE est disponible sur toutes les plateformes : Spotify, Deezer, Apple Music, Amazon Music, Qobuz.

Suivez knf sur instagram @knfgabbana

 
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